Restauration de l'Aile VI

L'objectif de la restauration entreprise sur le voilier a été de pouvoir naviguer sur un bateau dont l'aspect devait être aussi proche que possible de la version originelle de 1928.

En effet, il a été choisi d'équiper "AILE VI" d'un mât et de poulies en bois, d'accastillage en bronze et de voiles cousues à l'ancienne.

Il en va de même pour le pont qui sera latté en pin d'Orégon, comme à l'origine, et pour le roof qui doit être recréé à partir de photographies de l'époque.

Pour les aménagements intérieurs obligatoires, les importantes modifications apportées par les différents propriétaires et le manque de documents impliquent des références soit à d'autres bateaux de la même époque, soit aux critères de la jauge.

A cet égard, et dans un souci d'authenticité, le minimum imposé par la jauge (deux couchettes et deux placards) sera respecté.

Compte tenu de l'état actuel du bateau, des solutions techniques modernes seront appliquées pour assurer sa conservation : colles modernes (résorcine, époxy), contreplaqué marine sous le lattage du pont pour une plus grande rigidité et une meilleure étanchéité, du lamellé-collé pour les membrures à la place du métal et remise en état du moteur pour des raisons de sécurité.

La restauration du bateau a été confiée à la Société Coopérative Ouvrière de Production "Les Charpentiers Réunis" de Cancale, qui a déjà mené à bien la restauration de "Suzette", une autre bête de course des années 20.

"AILE VI" participe aux événements nautiques régionaux comme "les régates du Bois de la Chaise" (Ile de Noirmoutier) et aux grandes compétitions comme la "Nioulargue" à Saint-Tropez.