Restauration du Vétille

C'est là qu'en 1981, " VETILLE " est découvert par Ph. Abalan, journaliste à FR 3.

L'état du bateau est pitoyable mais il décide de le sauver et de le restaurer. Les chantiers Dubigeon acceptent alors d'effectuer les travaux de restauration.

Des recherches sont donc effectuées dans les archives de l'époque pour retrouver tout ce qui le concerne :
plans, photographies, motorisation.
En 1910, " VETILLE " a été équipé d'un moteur à essence De Dion monocylindre, de type AU 1907 de 8 CV, entraînant une hélice à deux pales, type " bec de canard ".

Ce moteur est installé dans un cockpit sur le pont.

En 1982, la coque est remise en état, les boiseries restaurées et le gréement refait.

La voilure est taillée dans du coton écru d'Armentières imperméabilisé à partir des plans de 1893. Le moteur est révisé.

Au mois d'août 1982, 89 ans après sa construction, " VETILLE " tire de nouveau des bords sur l'Erdre. A la fin de la même année, le bateau est exposé au salon nautique.

Début 1983, l'association Amerami (Association des Amis du Musée de la mer pour l'Atlantique), dont le but est la sauvegarde du patrimoine maritime, est informée de la possible vente de " VETILLE " à un collectionneur américain.

Amerami arrive à convaincre M. Abalan de ne pas laisser partir le voilier et se porte acquéreur. Le " VETILLE " qui lui est alors cédé.

Classé monument historique le 28 avril 1994, le bateau a été conservé et exposé à flot à Bordeaux, au Centre international de la plaisance jusqu'en septembre 2000.

Restant propriété d'Amerami, le voilier est confié à une association (Nantes Voiles Passion) susceptible de le présenter et de le faire naviguer sur son plan d'eau originel.
" VETILLE " est mouillé au port de Sucé-sur-Erdre.